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CEREMONIE du 8 MAI : DES JEUNES IMPLIQUES

Publié le lundi 9 mai 2016 par Mairie

La cérémonie du 8 mai s’est déroulée en présence de pompiers, d’anciens de la FNACA, d’élus, de Lucie Boulanger directrice de l’école St Joseph et de jeunes.

Après la lecture du message de monsieur le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants, Julie et Esteban ont lu "Nuit et Brouillard", Lucie, Elie, Natan, Maëlle et Nathalie des extraits de "Paroles d’étoiles Mémoire d’enfants cachés, 1939 – 1945".
Lucien Fanget président de la FNACA a sollicité Corinne pour lire le message de l’UFAC et Léa Murano a rappelé la mémoire des déportés.

Une minute de silence a été demandée pour rendre hommage à toutes les personnes qui ont souffert de la barbarie nazie et naturellement à tous les résistants qui ont lutté contre ces idées de haine, d’intolérance et de racisme.

Vous trouverez les différentes lectures ci-dessous.

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Deux écoliers déposent la gerbe du souvenir.
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partcipants
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Lucien et Joannès
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Une maman a également participé
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Paroles d’étoiles Mémoire d’enfants cachés, 1939 – 1945

« Ce qui fait le bonheur de l’enfance, c’est l’enfance elle-même. Quand on peut se lever et ne penser à rien… »

Yves

« Je me souviens de l’odeur de ma mère ; elle a collé à moi pendant de longues années. Une odeur de lessive, de bois humide qui brûle sous la lessiveuse ; des odeurs de cuisine aussi, odeurs d’enfants, odeurs indéfinissables et sans nom. Inconnues des autres. Odeur de sueur, de four de boulanger. Tout le bouquet d’une mère juive. »

Maurice Roth

« J’ai eu conscience d’être juif je jour où j’ai porté l’étoile et qu’on m’a interdit des choses. »

Simon

« Le soir en rentrant avec Cécile, deux hommes nous croisèrent. En se retournant vers nous, l’un d’eux dit à l’autre : « C’est drôle, il y a quand même des petites Juives qui sont mignonnes. » A partir de ce moment-là, je compris que nous n’étions plus des gens comme les autres.

Henny

« A l’aube de ma vie, il y avait ma mère et mon père, les heures suprêmes sans peur, puis s’en sont venues toutes les autres heures de mon existence… »

Sylvie

"Les nuits sont dures. Ce qui me manque, c’est que quelqu’un me dise « bonne nuit ». C’est trop demander qu’on me dise seulement « bonne nuit » ? Ce désir d’entendre quelqu’un me dire « bonne nuit » grandit et me submerge chaque soir. Je trouve une ruse. J’appelle chacun des doigts de ma main d’un autre nom : le pouce, c’est papa, le deuxième doigt, c’est maman et tous les autres doigts sont baptisés des noms de mes frères et soeurs. J’embrasse chaque doigt avant de m’endormir et lui dis en murmurant : « Bonne nuit ! » Chaque soir, je discute avec le pouce, lui pose une foule de questions, lui fait un tas de demandes. Je parle avec le pouce comme si je parlais à papa, et je m’efforce toujours de l’imaginer. Mais je parviens rarement à retrouver son visage. "

Maurice Roth

« Tout est calme dans la maison et dehors on entend chanter les oiseaux, cela doit être joli que d’être un oiseau, on peut voler où l’on veut sans papiers ni permis, on est libre. »

Otto

"Nous sommes priés de ne pas déranger le reste du monde avec notre chagrin. "
Claudine
http://petitcaillou.eklablog.com

Nuit et brouillard (Jean FERRAT )

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu’une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d’arrêts et de départs
Qui n’en finissent pas de distiller l’espoir

Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d’oublier, étonnés qu’à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours
Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire
Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter ?
L’ombre s’est faite humaine, aujourd’hui c’est l’été
Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

Message du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire

Il y a 71 ans, les hostilités de la Seconde Guerre mondiale prenaient fin en Europe. Mais il
fallut attendre, le 2 septembre 1945, avec la capitulation du Japon, pour qu’elles cessent sur
l’ensemble des continents.
Le 8 mai 1945, la France et l’Europe, dont la reconquête de la liberté avait commencé
plusieurs mois auparavant, s’apprêtaient à retrouver la paix. Dans ce combat terrible qui avait
opposé le nazisme aux valeurs démocratiques, celles-ci venaient de triompher.
Tout au long du cycle commémoratif du 70ème anniversaire de la Seconde Guerre mondiale qui
a pris fin l’an dernier, la France, avec force, a rendu hommage aux femmes et aux hommes
qui ont permis la Libération et la Victoire.
Certains avaient fait le choix de la France Libre sur tous les continents. Les Forces françaises
libres et ses soldats venus d’Afrique n’ont cessé de combattre pour la liberté de la France.
Leur souvenir fut particulièrement honoré lors de la commémoration de la Libération de la
Corse le 4 octobre 2013 et de celle du Débarquement en Provence le 15 août 2014.
Leur combat avait été mené aux côtés des Alliés venus libérer la France par le Débarquement
en Normandie. La République française a exprimé le 6 juin 2014 sa reconnaissance éternelle à
ces dix-neuf pays grâce à qui nous vivons en paix et en sécurité aujourd’hui.
La lutte fut aussi menée de l’intérieur, dans l’ombre de la clandestinité et de la répression
nazie. Ces femmes et ces hommes ordinaires ont choisi la Résistance parce qu’ils étaient
convaincus au fond d’eux-mêmes des valeurs qu’ils portaient, parce qu’ils cherchaient
simplement à servir la France. Elle s’est souvenue d’eux le 27 mai 2015 lorsque Pierre
Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay, et avec eux
l’esprit de la Résistance, entraient au Panthéon.
La Seconde Guerre mondiale fut marquée par un déchaînement de violence jusqu’alors
inconnu dans l’histoire. Durant ces années de guerre, la distinction entre le front et l’arrière a
été abolie. Il faut se souvenir, aujourd’hui, de toutes ces femmes, de tous ces enfants, de tous
ces hommes qui ont souffert et qui portèrent cette souffrance jusqu’à leur mort : les réfugiés,
les victimes des bombardements, les prisonniers de guerre, les internés, les déportés.
Ces mémoires de courage et de souffrance doivent continuer à vivre, au-delà des
commémorations. A vivre dans les lieux qui les incarnent, tels que les plages du
Débarquement, le Mont-Valérien, le camp de Natzweiler-Struthof, la prison de Montluc, le
mémorial de la Déportation et celui de la Shoah, bientôt celui du Mont-Faron, et aujourd’hui,
celui du Mémorial des civils dans la guerre à Falaise en Normandie, inauguré ce 8 mai 2016.
En ce 71ème anniversaire de la fin des combats de la Seconde Guerre mondiale, il ne faut pas
cesser de visiter et d’arpenter ces lieux qui nous rappellent aussi que de toutes ces souffrances
et de tous ces courages est née l’Europe libre et en paix : un héritage dont nous devons rester
les gardiens vigilants.

Message de l’UFAC

Le 8 Mai 1945, l’Allemagne hitlérienne capitulait sans condition.

En ce jour anniversaire de cette Victoire du 8 Mai 1945, la France se souvient de ce qu’il a fallu d’espérance, de sacrifices, de tant de blessés et de morts, pour qu’elle connaisse le terme de ses souffrances, le retour de son prestige, le triomphe de son idéal.

Devant les Monuments aux Morts, la France se souvient, aujourd’hui, de ses fils emprisonnés, torturés, abattus et de toutes ses victimes civiles. Elle se souvient et honore la mémoire de tous ses morts : soldats, aviateurs, marins, résistants, déportés, fusillés, massacrés, prisonniers, pour leur courage, leur esprit de sacrifice et leur sens du devoir.

La France se souvient et rend hommage aux Armées alliées dont l’engagement, en unissant leurs forces sur les différents fronts et notamment sur notre territoire, ont fait preuve de la plus grande abnégation. Saluons la mémoire de ceux des leurs qui sacrifièrent leur vie pour la France, la Paix et la Liberté.

La France se souvient aussi de ces actes de sauvagerie qui l’ont frappée à plusieurs reprises au cours de ces mois passés et qui resteront gravés à jamais dans sa mémoire collective. Au-delà de l’indicible douleur que partagent les familles meurtries, la France, saisie d’effroi, profondément choquée et bouleversée, mais rassemblée devant l’épreuve, a pris conscience que cette Paix et les valeurs humanistes qui sont les siennes sont particulièrement fragiles.

En ce jour anniversaire où la France se souvient, l’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC), invite chacun et chacune, particulièrement la jeunesse, à la vigilance et à œuvrer pour un monde plus solidaire, un monde de fraternité, de solidarité et de paix.

Vive la République !

Vive la France !

MESSAGE DES DEPORTES

Pour la Journée Nationale du Souvenir
des victimes et des héros de la Déportation
dimanche 24 avril 2016

En cette journée dédiée au souvenir de la libération des camps nazis de concentration et
d’extermination, nos pensées vont d’abord vers les souffrances de celles et ceux qui y sont
morts.
Nous voulons aussi rendre hommage aux déportés qui, grâce à la solidarité face à la
tyrannie, ont survécu malgré l’horreur de leur situation. Sans équivalent dans l’Histoire, ces
camps de la mort avaient pour principe la supériorité de la « race aryenne » et pour
conséquence l’élimination de leurs opposants et l’éradication par des méthodes de mort
industrielle de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants.
En 1946, le procès de Nuremberg, fondé en partie sur le témoignage des déportés a permis
d’élaborer la notion juridique de crime contre l’Humanité, suivie en 1948 de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies. Les déportés pouvaient
donc penser que les tragédies qu’ils avaient vécues ne se reproduiraient pas.
En ces temps d’inquiétude et de menace pour l’avenir de l’Humanité, il convient de dénoncer
toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales
dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir.
Notre hommage d’aujourd’hui n’aurait pas de sens si nous ne prenions pas l’engagement de
poursuivre la lutte pour la liberté et la solidarité entre les peuples, conquêtes fragiles qu’il
faut défendre sans faiblesse.
C’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale
de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de
liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde.
Ce message


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