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POUR LA LIBERTE, LE RESPECT, POUR UNE SOLIDARITE PLUS UNIVERSELLE, POUR LES DROITS DE L’HOMME

De nouveaux mots, textes ou réflexions pour ne pas oublier
Publié le dimanche 18 janvier 2015 par Mairie

Le drame de "Charlie Hebdo" et de l’"Hyper Cacher" a suscité et suscite de nombreuses réactions ou réflexions. Notre site en a déjà publiées. Aujourd’hui, vous trouverez ci-dessous des mots d’enfants de l’école Raymond Aubrac, le message de Nassir qui a enseigné plusieurs années en Ardèche, une réflexion d’Ingmar Granstedt, auteur lyonnais, vanoscois d’adoption et un texte d’Alicia Bonet-Krueger, Présidente du « Collectif argentin pour la Mémoire » qui sera invitée de La Vanaude au printemps prochain.

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La flamme ne doit pas s’éteindre
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Liberté
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Mots d’enfants 1
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Mots d’enfants 2
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Mots d’enfants 3
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République

L’École Publique Raymond Aubrac de Vanosc est CHARLIE :

Dans le cadre sécurisé de l’école et accompagnés de la parole des enseignantes, tous les enfants de l’école se sont exprimés sur les attentats à Paris.
Ils ont observé une minute de silence jeudi 8 janvier à midi, tous ensemble dans la cour de l’école en hommage à toutes les victimes.
Ce début de semaine, les élèves des classes du CP au CM2 ont partagé des émotions, des pensées avec leurs enseignantes garantes des valeurs de la République. Ils ont ensuite exprimé par écrit des paroles qui leur tenaient à cœur et qui ont été mises sur notre site, en page d’accueil : http://www.ac-grenoble.fr/ecole/raymond.aubrac.vanosc/

Le mot de Nassir

qui a enseigné plusieurs années en Ardèche :

Mon coeur bat toujours avec vous les français. Pour cet événement, je
viens de souffrir et je partage votre peine. Je crie et je dis en tous mes
sentiments : Vive la fraternité !!! A bas le fanatisme !!!..

nasir

Le mot d’Ingmar Granstedt :

Le massacre à Charlie hebdo est un acte abominable contre lequel il faut évidemment réagir avec fermeté et massivement, comme c’est le cas. Mais je voudrais aussi mentionner un point : l’ambiguïté de nos réactions spontanées et si massives.

Nous ne pouvons pas faire autrement que de réagir ainsi, vu l’énormité du crime et de sa signification. Et en même temps, ne sommes-nous pas piégés ? Si les Français avaient réagi aussi fermement et aussi massivement dans la rue contre les bombardements en Syrie par Bachar AI-Assad de sa propre population, les manifestations de ces jours-ci auraient eu une toute autre signification. Elles auraient exprimé une solidarité plus universelle en tant que membres d’une même humanité cherchant les voies de la liberté et de la fraternité sur notre planète commune.

Mais nous n’avons pas bougé, pas manifesté, rien ! Les Syriens en révolte contre leur dictature sanglante pouvaient crever, être blessés, amputés, torturés, sans toit ni maison, etc., dans l’indifférence générale des Français (et des autres Européens aussi). De ce fait, les mobilisations de ces jours-ci, si dignes soient-elles, ne peuvent que prendre en même temps le sens d’un repli spontané sur le « nous ensemble » de l’Hexagone. Un repli d’égoïsme culturel collectif.

Si on ne réagit collectivement que quand son propre pays est atteint par des actes abominables, sans jamais exprimer de solidarité avec d’autres peuples qui en souffrent aussi - et beaucoup plus - le djihadisme ne fera que cristalliser des égoïsmes nationaux et culturels dans un monde devenu pourtant terriblement interdépendant, pour le meilleur et pour le pire. Alors qu’il faudrait tendre vers une humanité plus pacifiée sur cette terre, nous contribuons, malgré nous, à prendre le chemin inverse.

Et nous nous laissons piéger dans ce qui est, en partie, un succès des djihadistes : que trois hommes seulement réussissent à ébranler une nation entière. Quelle preuve pour eux de leur puissance !

Nous ne sortirons de cette ambiguïté dangereuse que si nous apprenons peu à peu à devenir solidaires des autres peuples que cette même violence ravage, et à exprimer publiquement cette solidarité.

Alors, manifester en masse ces jours-ci ? Oui, quand même, et j’en serai. Mais en pensant aussi aux peuples du Moyen-Orient et d’ailleurs qui subissent la même chose, et bien pire, tous les jours.

Igmar Granstedt
09 / 01 / 2015

Alicia Bonet-Krueger

Présidente du « Collectif argentin pour la Mémoire »

Paris, 15 janvier 2015

Je m’adresse à vous afin de vous demander de faire circuler la question fondamentale qu’il faudrait mettre en avant pour tous et à n’importe quel âge, à partir d’aujourd’hui, pour que le « JE SUIS CHARLIE » prenne un sens pour ceux qui n’ont pas compris qu’il ne s’agit pas que de dessins provocateurs. D’autres choses sont en jeu :

Tuer quelqu’un parce qu’il ne pense pas pareil est interdit, la vie nous donne d’autres possibilités de lutte....

A partir de là, nous pouvons expliquer la Liberté d’expression, la Liberté tout court, la Démocratie, le sens de l’Égalité, de la Fraternité, des Droits de l’homme, la Tolérance, le Respect, le respect de la Constitution, le combat pour la Paix, pour des sociétés plus justes et plus pacifiques, la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) , la consultation régulière du peuple (élection et référendum) , la pluralité des partis politiques ,l’indépendance de la justice, l’abolition de la peine de mort, etc..

Si chaque ministre, chaque parent, chaque instituteur, chaque professeur, chaque éducateur, chaque médiateur, chaque citoyen(ne) explique, transmet et défend sans ambiguïté la :

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 , La Constitution de 1958 :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Cela donnera les principes nécessaires pour une vie en société. Il n’existe pas de solution universelle. Mais nous avons le devoir de résister dans la dignité et le respect, et avec l’explication et l’application de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 et de 1958, nous avons assez de matériel pédagogique, pour commencer. C’est vraiment toujours d’actualité. En France, en 2015,on a tué parce qu’on pense détenir la vérité absolue et c’est tout un peuple qui est sorti défendre la vie et la liberté, mais c’est le commencement d’une autre réflexion, à propos de la question du terrorisme, réflexion qui se doit faire à court et à long terme ; à court terme avec l’éminence d’autres attaques de terroristes avec qui le dialogue est un dialogue de sourds. Aux gouvernements incombe la responsabilité de mettre hors-jeu chez eux, dans d’autres pays ou en prison, ceux qui manipulent les esprits des gens au nom de la religion. Et à long terme grâce à l’éducation de toute une société depuis le plus jeune âge et avec les principes fondamentaux de la Nation française associés à tous les concepts pédagogiques qu’offrent à l’heure actuelle la technologie , la création, la pensée, l’imagination, il s’agira de transformer le passage à l’acte, en parole, la vengeance en discussion, échange, musique, peinture, réflexion autour des contradictions de politiques européens en générale et en particulier de la France, (la vente des armes pour la France, le colonialisme, l’intervention en différentes pays, la presse et les médias « indépendant », c’est quoi le FMI, l’OTAN, le rôle de EEUU, des pays émergents, il y a toujours une guerre froide ?, la crise :origines et solutions, etc.), c’est de la liberté d’expression qu’ s’agit !.......

Il est INTERDIT de tuer parce qu’on ne pense pas pareil ...... Nous, les Argentins nous en avons l’expérience, hélas !

La différence avec le terrorisme en Argentine, c’est que c’étaient les gouvernants qui avaient les armes pour tuer une population supposée en désaccord avec les idéaux d’une société néolibérale occidentale et chrétienne, et on ne pouvait pas dire un mot à quiconque, parce que la terreur et la peur étaient présentes en chaque Argentin. Les cibles étaient les journalistes, les professeurs, les cinéastes, les écrivains, les instituteurs, les syndicalistes, les avocats, les familles des amis suspects, des ouvriers, des étudiants, il n’y avait pas de limites, c’est comme ça que fonctionne une dictature, chacun était seul avec la peur au ventre de voir arriver les militaires, les policiers pour tirer et tuer. Entre 1972 et 1983, la Constitution et les Conventions internationales ont été abolies (30000 disparus, des milliers de morts, 500 bébés volés à leurs parents).

Cela s’appelle DICTATURE !

Quand je suis arrivée comme réfugiée politique en France en 1978, après avoir été condamnée à mort par le terrorisme d’État argentin, j’ai vécu comme une deuxième naissance :

JE POUVAIS ENFIN VIVRE et VIVRE EN LIBERTÉ dans le pays des Droits de l’Homme !

C’est quelque temps après mon arrivée que l’on a pris connaissance de la présence française en Argentine. Des spécialistes français apprenaient aux militaires argentins à mieux enlever, torturer, tuer et faire disparaitre (enseignements qu’ils tiraient de la Guerre d’Algérie et des militaires américains). Ces faits ne sont pas encore reconnus par la France, mais ils font partie de notre travail pour la Vérité, la Justice et la Mémoire.

Alicia Bonet-Krueger

Présidente du « Collectif argentin pour la Mémoire »

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