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SAMEDI 28 avril à 18h30, devant le monument aux morts CEREMONIE DU SOUVENIR DE LA DEPORTATION

Les élus, les scolaires, l’Harmonie seront présents...
Publié le vendredi 27 avril 2012 par Mairie

La population est invitée à participer à la cérémonie du souvenir de la Déportation.... Ce samedi 24 avril à 18h30 devant le monument aux morts...
Il est plus que jamais INDISPENSABLE de se rappeler où conduisent les idées de haine, de rejet, d’intolérance et de racisme.
Des scolaires liront l’inoubliable texte de Jean FERRAT "Nuit et brouillard". (voir ci-dessous)
Des adultes liront le poème bouleversant que Primo LEVI (voir ci-dessous) a écrit en introduction de son livre "Si c’est un homme", incontournable pour appréhender la question de la Déportation.
Enfin, sera aussi lu, un texte émouvant d’Ingmar GRANSDET, vanoscois d’adoption...

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Jean FERRAT, né TENENBAUM, fils d’un immigré juif russe et de mère auvergnate. Son père fut déporté de Drancy à Auschwitz
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Un livre à faire connaître à toutes les générations

NUIT ET BROUILLARD de Jean FERRAT

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu’une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d’arrêts et de départs
Qui n’en finissent pas de distiller l’espoir

Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d’oublier, étonnés qu’à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours
Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire
Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter ?
L’ombre s’est faite humaine, aujourd’hui c’est l’été
Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

Primo Levi est né à Turin en 1919. Son premier livre « Si c’est un homme », paru en 1947, le journal de sa déportation, est l’un des tout premiers témoignages sur l’horreur d’Auschwitz. Voici le poème écrit en introduction de son témoignage.


SI C’EST UN HOMME de Primo LEVI


Vous qui vivez en toute quiétude

Bien au chaud dans vos maisons,

Vous qui trouvez le soir en rentrant

La table mise et des visages amis,

Considérez si c’est un homme

Que celui qui peine dans la boue,

Qui ne connaît pas de repos,

Qui se bat pour un quignon de pain,

Qui meurt pour un oui pour un non.

Considérez si c’est une femme

Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux

Et jusqu’à la force de se souvenir,

Les yeux vides et le sein froid

Comme une grenouille en hiver.

N’oubliez pas que cela fut,

Non, ne l’oubliez pas :

Gravez ces mots dans votre cœur.

Pensez-y chez vous, dans la rue,

En vous couchant, en vous levant ;

Répétez-le à vos enfants.

Ou que votre maison s’écroule,

Que la maladie vous accable,

Que vos enfants se détournent de vous.


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